Notre monde est décidément étrange.  Dernièrement, je me suis rendu à Lisbonne pour assister à un meeting absolument captivant. Celui-ci offrait un regard neuf sur l'actualité en montrant que la plupart des conflits au Moyen-Orient se résumait en fait fondamentalement à un simple problème démographique. La transition démographique suffisait effectivement être utilisée pour expliquer le manque de stabilité politique ou militaire dans certaines zones. Le problème reposerait en fait sur l'excédent de jeunes. Une population ayant une croissance rapide présente une élévation extrêmement rapide du nombre de jeunesdans la population. Ce trop-plein de jeunes — et notamment de garçons — produit généralement d‘importantes tensions. Dans des familles où le fils aîné sont généralement l'héritier, les fils cadets se sentiront lésés. Leurs chances de trouver un travail sont aussi amoindries. Par le passé, bon nombre seraient évidemment morts avant quatre ans mais du fait de la diminution du taux de mortalité infantile, ils atteignent l'âge adulte. Une recrudescence foudroyante du nombre de jeunes amène une flambée du chômage des jeunes. Dans les pays en développement actuels, le taux de chômage est communément trois à cinq fois plus élevé chez les jeunes que chez l’ensemble de la population. La situation financière précaire des garçons affaiblit dans le même temps leur position pour un mariage futur. Cette situation, combinée à l'une ou l'autre idéologie radicale, conduit à ce qu'un excédent de jeunes peut vite faire courir un risque en matière de sécurité. Les conflits sont souvent menés par des garçons ayant à peine la majorité, sans biens ni statut, et bien peu par des hommes ayant bien plus à perdre. Les conflits sont beaucoup plus répandus dans des sociétés à croissance rapide que dans des sociétés « âgées ». Cette explication cassait l'idée selon laquelle certaines cultures seraient plus violentes que d'autres. Une population n'est pas plus agressive qu'une autre. Ce sont seulement les pyramides des âges divergent considérablement d'un pays à l'autre. Pour conclure, j'aimerais mettre en lien l'agence qui a organisé ce congrès à Lisbonne. J'en fais si souvent que je suis en général assez détaché, mais j'ai été agréablement surpris par l'organisation de celui-là, qui était réglée comme du papier à musique. A lire sur le site de In Lisbonne.