En février, le PIB du Canada s’est redressé et a progressé de 0,4 %. Cette hausse a plus que compensé le recul décevant, et inattendu, de 0,1 % qu’il avait enregistré en janvier. Un nombre relativement restreint de secteurs avaient contribué à ce recul. L’extraction de pétrole et de gaz, qui avait alors baissé en raison d’arrêts temporaires de production, est repartie fortement à la hausse en février. Le niveau moyen d’activité de février et de janvier correspond à une croissance annualisée du PIB de 1,8 % au premier trimestre. Un tel rythme concorde avec le taux de croissance moyen ou potentiel à long terme de l’économie canadienne auquel s’attend la Banque du Canada après avoir récemment relevé sa prévision. La progression du PIB est principalement attribuable au bond de 3,0 % du secteur de l’extraction pétrolière et gazière et à la hausse de 1,0 % de l’activité manufacturière. L’apport des secteurs de services a été plus modeste (+0,1 %), quoique leur production se soit accrue après avoir été stationnaire en janvier. En février, 15 000 emplois ont été créés, soit un peu moins que les 21 000 auxquels on s’attendait avant la publication du rapport. Le nombre d’emplois à plein temps a diminué de 39 000, mais cette baisse fait suit à un gain de 49 000 en janvier. Après avoir subi un recul de 137 000 le mois pré- cédent, les emplois à temps partiel se sont accrus de 55 000. Depuis 12 mois, les emplois à plein temps augmentent en moyenne de 24 000 par mois, alors que la situation est inchangée sur le marché des emplois à temps partiel. Contre toute attente, le taux de chômage a diminué, passant de 5,9 % en janvier à 5,8 % le mois dernier. Les salaires se sont accrus de 3,1 % après avoir progressé de 3,3 % en janvier et de 1,7 % en moyenne pour l’année 2017.