Dans les pas de Robert

23 avril 2017

Le directeur de l'administration pénitentiaire jette l'éponge

Philippe Galli a remis sa démission vendredi soir au ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, qui l’a rendue publique dimanche soir. Un départ qui intervient sur fond de crise des prisons et de réorganisation de l’Administration pénitentiaire. Le directeur de l’administration pénitentiaire, Philippe Galli, a remis sa démission vendredi, a annoncé dimanche soir le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. «De sa propre initiative, vendredi 31 mars», Philippe Galli «a présenté sa démission au garde des Sceaux, qui l’a acceptée», a déclaré sobrement ce dernier dans un communiqué. La Chancellerie ne fournit en revanche aucune indication sur les motifs de ce départ, mais des sources au sein de l’administration pénitentiaire (AP) ont expliqué que Philippe Galli était parti sur un «désaccord» avec le ministre. Selon des sources syndicales contactées par Le Figaro, ce proche de Christine Taubira n’était «pas sur la même longueur d’onde que la Chancellerie» et la volonté affichée par cette dernière de reprise en main des prisons. Plusieurs «bévues» auront donc émaillé son court mandat (un peu plus de six mois). La première aura été l’annonce de la fermeture de la centrale de Clairvaux, dans l’Aube, une décision qui aurait «déplu» à la Chancellerie. Celle-ci reprocherait ensuite à Philippe Galli une forme de «procrastination» dans la mise en place d’un bureau du renseignement pénitentiaire, grande réforme voulue par l’actuel ministère de la Justice. Signe manifeste de ces tensions, Jean-Jacques Urvoas n’avait pas jugé bon lors d’un récent déplacement en Polynésie d‘emmener avec lui son directeur pénitentiaire. Des problèmes personnels et judiciaires auraient également contribué à précipiter son départ. Agé de 60 ans, Philippe Galli, était préfet de la Seine-Saint-Denis depuis trois ans au moment où il a été nommé, le 18 septembre, à la tête de cette administration forte de 38.000 agents qu’il ne connaissait .

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21 avril 2017

L'Espagne face à la migration

Il y a deux semaines, j'ai assisté à un colloque à Bilbao où j'ai eu l'occasion de parler de l'actualité avec d'autres collègues, et notamment de Daech. J'ai alors noté au cours de l'échange que beaucoup ne distinguaient pas nationalisme et nationalisme. Une lacune qui a clairement participé à susciter de nombreux désaccords. Car évidemment, si les deux concepts sont parfois corrélés, ils ne se confondent pas. Le patriotisme peut se définir comme l'attachement qu'on porte à son son pays, un attachement assez soutenu pour qu'on soit enclin à le secourir. Il est parfois confondu avec le nationalisme, c’est en réalité un concept beaucoup plus ancien, qui détient un bagage idéologique bien moindre. Le nationalisme ne naît que si les nations sont des entités confirmées et distinctes; le patriotisme peut tout bonnement signifer l'attachement à un milieu, une bourgade et ne nécessite pas de faire appel à l’idée nébuleuse de « nation ». Le patriotisme est davantage une intuition qu’un principe politique, en fait, mais il peut tout de même stimuler l’action de multiples façons, notamment en période de guerre. On pourrait a priori supposer qu’il avance dans lignée directe du conservatisme, mais il faut se souvenir que les gouvernements de gauche ont fait appel au du sentiment patriotique. Ainsi, par exemple, l’Union Soviétique l'a mis à l'honneur au cours de la guerre dite Patriotique. Dans certaine situations, le patriotisme sert aussi de pancarte aux partis, comme cela s'est produit en Angleterre au 18e siècle, quand le terme « patriote » en vint à figurer une idéologie nationaliste; mais de telles analogies font rarement long feu. Finalement, mon seul regret lors de ce congrès en Espagne aura été finalement de n'avoir pas eu eu un moment à moi pour profiter de l'endroit. Je n'y étais encore jamais allé et j'aurais aimé disposer de quelques heures de liberté. Néanmoins, nous avons passé la plupart de notre temps cloîtré dans une salle de séminaire. Et pour bien enfoncer le clou, dans des salles qui exhibait une splendide vue par la fenêtre ! Je pense que mon employeur est parvenu à réinventer le supplice de Sisyphe. Heureusement, l'organisation était exceptionnelle, ce qui contrebalançait un peu. Pour plus d'informations, allez sur le site du séminaire en Espagne.

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16 mars 2017

“Tinder” pour ados

L'application "Yellow" a été créée par des entrepreneurs français et rencontre un large succès chez les 12-17 ans, en France et à travers le monde. Cet outil de rencontre est assez vite devenu un moyen d'échange pornographique pour les adolescents, exposant ses jeunes utilisateurs à plusieurs risques. Des entrepreneurs français ont créé l’application Yellow très populaire en Angleterre et qui gagne du terrain en France. Cet outil est un croisement entre Tinder et Snapchat réservé aux jeunes de 13 à 17 ans. Quels sont les risques liés à cette application (pédophilie, pornographie infantile…) Quelles conséquences chez les jeunes utilisateurs ? Yellow expose les jeunes utilisateurs à plusieurs risques. Le premier est d’être confronté à des prédateurs sexuels qui créent des comptes mensongers (des « fakes »).

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03 février 2017

La dimension de la voie technologique

Cette dimension qualitative a été traitée par trois approches complémentaires : – à l’aide de guides d’entretien, la mission a rencontré la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et les représentants d’acteurs concernés par la réforme au plan national, notamment des organisations syndicales et patronales, des fédérations de parents d’élèves, des conférences d’établissements et d’associations en lien avec l’enseignement technologique. – le dépouillement d’un questionnaire adressé à un panel d’inspecteurs d’académieinspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR) couvrant l’ensemble des académies, pour permettre à la mission d’évaluer les impacts pédagogiques de la rénovation des différentes séries technologiques ; – enfin, les académies métropolitaines ont été visitées par un binôme d’inspecteurs généraux. Selon un protocole défini, le déplacement en académie a été organisé autour d’un échange avec le recteur suivi d’entretiens au niveau rectoral (le délégué académique aux enseignements technologiques, le conseiller académique à l’information et à l’orientation, le doyen des IA-IPR, voire des responsables de divisions) et de la visite de quelques lycées publics ou privés sous contrat accueillant une ou plusieurs séries technologiques et, pour une partie d’entre eux, des sections de technicien supérieur (STS) et/ou des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Dans chaque établissement, ont été rencontrés successivement l’équipe de direction, des professeurs d’enseignement général et de spécialité, des élèves de première et de terminale technologique et, le cas échéant, des élèves de STS ou de CPGE issus de la voie technologique. Dans les académies qui ont fait l’objet d’une visite plus approfondie, les entretiens ont été étendus à des responsables de formations post-baccalauréat hors lycée accueillant un nombre significatif de bacheliers technologiques (instituts universitaires de technologie, licences universitaires, écoles d’ingénieurs ou d’art, institut de formations aux métiers du secteur sanitaire et social, etc.). A lire sur séminaire entreprise.

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31 janvier 2017

Conquérir les nanotechs

Plusieurs domaines de la science contemporaine, en particulier, les nanotechnologies, ne pourraient pas exister sans le microscope. Aujourd’hui, la société russe NT-MDT, ayant déjà fêté son 20e anniversaire, est le principal fabricant de microscopes à sonde locale. La microscopie travaille de façon permanente à l'amélioration des modèles existants et au développement et à la fabrication de nouveaux appareils. Aujourd'hui, la société russe NT-MDT, forte de plus de 20 ans d'expérience, est le principal fabricant de microscopes à sonde locale. Ainsi, l'entreprise est un bon exemple du développement de la production destinée à l'exportation des équipements scientifiques dans le secteur des nanotechnologies. Elle propose à ses clients différents microscopes, avec des dispositifs optiques pratiques à utiliser et fiables. « Notre production est sollicitée dans le monde entier depuis plusieurs années, car le secteur de l'électronique moléculaire se développait déjà activement à l'époque soviétique. (…) Aujourd'hui, elle (la société NT-MDT, ndlr) fabrique et vend ses produits dans plus de 60 pays. Notre part du marché mondial de ces équipements avoisine actuellement les 15 %. Nos équipements sont perfectionnés en permanence, sont sollicités dans différents domaines — de la médecine à l'éducation — et équipent les centres des nanotechnologies en Europe, aux États-Unis ou encore en Asie, par exemple, en Chine », raconte Viktor Bykov, président de la Société des nanotechnologies de Russie et directeur général du groupe NT-MDT Spectrum Instruments, dans un entretien accordé à Sputnik. Le directeur de l'entreprise indique que son équipe participe régulièrement à des expositions à travers le monde. Il estime que la part des produits de sa société sur le marché mondial augmentera dans l'avenir, même dans une situation de forte concurrence avec les autres producteurs. Selon Viktor Bykov, près de 40 entreprises travaillent dans ce secteur. En particulier, son implantation sur le marché japonais est un défi de taille. « En effet, le marché japonais est très spécifique et il est très difficile d'y travailler. C'est une culture complètement différente, mais avant tout, il faut y avoir soit son bureau avec du personnel japonais, soit un très bon partenaire japonais. Nous avons des propositions, mais le choix définitif n'est pas encore fait », explique Viktor Bykov. De manière générale, c'est le marché qui impose les priorités à suivre. Les microscopes à sonde locale sont très sollicités dans le monde. L'entreprise russe occupe déjà de bonnes positions dans ce domaine qui offre tant de perspectives. Ainsi, pourrait-elle continuer son développement.

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Quand tu as de la thune...

yacht

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17 novembre 2016

J'ai testé l'impesanteur

Je ne marcherai jamais sur la Lune, et je n'admirerai probablement jamais la courbure de la Terre. Cela dit, j'ai quand même pu ressentir tout récemment ce qui est le plus marquant dans la vie d'un astronaute : la gravité zéro ! Il y a quelques jours, j'ai en effet vécu un vol parabolique depuis Las Vegas. L'aventure n'était certes pas gratuite, et s'est avérée plutôt courte : le vol a accompli quinze paraboles offrant chacune vingt secondes d'apesanteur. Ce qui ne pèse pas lourd, niveau temps. A priori, du moins. Car clairement, il y a des secondes qui comptent plus que d'autres. Belle-maman a évidemment sourcillé à l'idée que je débourse autant pour « ça ». Et il est vrai que si l'on s'en tient au rapport quantité/prix, cinq mille balles pour moins de six minutes d'excitation, ça peut sembler disproportionné. Mais cela représente néanmoins d'après moi quelque chose de bien plus important que tout le matériel. Il faut comprendre que c'est une aventure qu'on ne vit qu'une seule fois, et je n'oublierai jamais cette journée : il me suffit de fermer les yeux pour me souvenir des sensations que j'ai eues en altitude. On pourrait dire que cette sensation miraculeuse s'est gravée à la fois dans mon esprit et dans mon corps. C'est sans doute son caractère si rare qui est à l'origine de cela. Quand on y pense, l'apesanteur est un truc qu'on ne peut ressentir depuis le sol. Il a fallu attendre notre volonté d'explorer l'espace pour qu'il soit enfin possible d'apprécier cette sensation nouvelle. Tous les humains ayant vécu avant le 21ème siècle n'ont donc jamais pu goûter une sensation de ce genre. Et même aujourd'hui, les hommes qui en ont fait l'expérience sont bien peu nombreux, par rapport à la population totale de la Terre ! Alors je ne jouerai pas les blasés : j'ai adoré, et si vous aimez les expériences uniques, je vous recommande chaudement celle-ci. Si vous souhaitez vous faire votre propre idée sur ce vol, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé ce vol en apesanteur !

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27 octobre 2016

Quand les USA jouent avec le prix du pétrole

Les prix du pétrole ont toutes les chances d’augmenter, cependant la croissance devrait être modeste. La politique pétrolière des États-Unis pourrait par ailleurs constituer un obstacle au rétablissement des prix, estiment les experts. Rassurées par la hausse du cours du baril, les sociétés pétrolières des États-Unis pourraient à nouveau augmenter leur production. Par conséquent, la croissance des prix du pétrole ne sera pas importante et, à l'avenir, l'or noir risque de se replier à nouveau, annonce l'agence Bloomberg. Alors que le cours du baril s'est fixé en moyenne à 40 dollars, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) voit la "lumière au bout du tunnel". Goldman Sachs Group Inc. évoque lui aussi un éventuel rétablissement. Néanmoins, nombreux sont les analystes selon lesquels la hausse du prix du pétrole ne sera que temporaire et s'arrêtera dès que celui-ci aura atteint un niveau permettant aux compagnies américaines de relancer la production, indique l'article. La baisse de la production aux États-Unis constitue un des facteurs clés qui déterminent l'équilibre de l'offre et de la demande sur le marché mondial du pétrole. Cependant, Washington pourrait réduire la production uniquement pour une période limitée, insuffisante pour stabiliser les prix. Bien que le nombre actuel d'installations de forage soit le plus bas depuis 2009, la production aux États-Unis est maintenue au niveau de neuf millions de barils quotidiennement, selon l'édition. Après avoir atteint 27,10 dollars en janvier, son plus bas niveau depuis 12 ans, les contrats à terme sur le pétrole Brent ont à ce jour regagné 40%. La production pétrolière des pays hors Opep connaît quant à elle son plus important repli depuis 1992, ce qui pourrait indiquer que le fond est atteint, estime l'AIE. Cependant, il est peu probable que les prix dépassent cette année la barre des 50 dollars, selon les experts. Or, d'après les analystes de la société Sanford C Bernstein & Co., le scénario selon lequel le prix dépassera 50 dollars est bien réel. L'année prochaine le cours pourrait revenir à 70 dollars, observent-ils. "Le prix du pétrole doit augmenter afin que le marché retrouve l'équilibre à moyen terme, et cela peut arriver plus tôt que certains pensent", indiquent les experts, cités par Bloomberg. La position de l'Iran aggrave la situation qui règne à ce jour sur le marché du pétrole. Dernièrement, Téhéran a annoncé qu'il n'envisageait pas de suspendre la production tant que les volumes exportés n'étaient pas rétablis.

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Les banques aiment les paradis fiscaux

Un rapport décortique pour la première fois les résultats financiers des filiales des principales banques françaises dans les paradis fiscaux et démontre à quel point ces territoires comptent pour elles. Le Luxembourg, la Belgique et, très loin derrière, Hong Kong, Singapour et l’Irlande. Tel est, dans l’ordre, le quinté gagnant des paradis fiscaux préférés des grandes banques françaises. Ce constat découle de l’analyse des résultats 2015, filiale par filiale et pays par pays, des cinq principaux établissements financiers français, la BNP, la Société Générale, la BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne), le Crédit mutuel et le Crédit Agricole. Un fastidieux travail effectué par un collectif de trois ONG - le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire (CCFD), Oxfam France et le Secours catholique-Caritas France - et compilé dans un rapport choc publié, mercredi 16 mars. C’est la première fois qu’une telle étude peut être menée car les banques n’avaient pas jusqu’à présent l’obligation de publier le détail des bénéfices, impôts payés et aides publiques de toutes leurs filiales. Ce travail de transparence, institué par une loi de 2013, permet de se rendre compte à quel point l'herbe est plus verte dans les pays à la fiscalité clémente pour les banques françaises. En 2015, ce club des cinq banques a déclaré près de cinq milliards d’euros de bénéfices dans des États que les auteurs du rapport qualifient de paradis fiscaux. Une somme considérable puisqu’elle correspond au tiers de l’ensemble des profits réalisées à l’étranger par ces établissements. Et c'est BNP Paribas qui arrive en tête avec près de la moitié de ces bénéfices. Ces cinq banques ne vont pas chercher leur bonheur trop loin puisque le Luxembourg et la Belgique dominent le classement des 34 paradis fiscaux dans lesquels ces établissement dispose de filiales. L’assimilation de la Belgique à un paradis fiscal peut surprendre, même s'il fait partie de la liste établie par l'ONG Tax Justice Network et retenue par le rapport. La faible imposition des dividendes, la fiscalité douce pour les bénéfices tirés des brevets justifient pour les auteurs du rapport que le pays évolue dans la même cour que le Luxembourg ou Jersey. Hong Kong et Singapour sont connus par les experts fiscaux pour être deux valeurs sûres et montantes. Le climat de plus en plus toxique en Europe pour les États fiscalement trop accommodants fait le jeu des destinations asiatiques. L’Irlande, quant à elle, permet aux banques de réaliser des prouesses comptables, ont constaté les auteurs du rapport. La Société Générale y dégage ainsi 18 fois plus de bénéfices que dans n’importe quel autre pays au monde. Le salarié irlandais devrait aussi recevoir la médaille du mérite absolu. Un banquier de la BPCE en Irlande, par exemple, est 31 fois plus productif que le salarié moyen du groupe : il génère à lui seul 1 778 million d’euros en une seule année. Le faible taux d’imposition sur les sociétés, dividendes et bénéfices expliquent en grande partie l’attrait de ces territoires pour les banques. Même si elles s’en défendent, elles y paient en moyenne deux fois moins d'impôts. En 2014, par exemple, la direction de BNP Paribas justifiait, ainsi, sa présence dans ces pays “par la volonté de servir les clients partout dans le monde” et non pas pour des raisons de fiscalité. Mais le rapport révèle aussi que les paradis fiscaux ont un autre atout pour ces banques. Ces pays offrent le cadre légal et fiscal le plus avantageux pour les activités purement financières. Il s’agit, schématiquement, de ce qui ne relève pas de la banque de détail, c’est-à-dire les opérations classiques de dépôt ou de crédits aux entreprises et particuliers. Les activités “hautement financiarisées et profitables” que les banques françaises développent dans ces territoires “sont les plus spéculatives et risquées”, soulignent ces ONG. Il s’agit, entre autres, des mêmes opérations, comme la sur-titrisation des subprimes, qui ont joué un rôle central dans la crise de 2008. Pour les auteurs du rapport, ces paradis fiscaux ne permettent pas seulement aux banques françaises de payer moins d’impôts en France, grâce à certains artifices tout à fait légaux, mais ils sont aussi une marmite dans laquelle se concocte peut-être le poison d’une prochaine crise financière

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05 juillet 2016

J'adore l'Islande

J'ai eu le plaisir d'assister à une conférence en Islande, et je dois dire que j'adore ce pays. L'Islande se caractérise avant tout par sa géographie de feu et de glace. En survolant l'Islande, on est tout de suite frappé par les étendues de roches volcaniques qui recouvrent plus de 10 % de son territoire et qui donnent au paysage un aspect lunaire. Issue de la chaîne volcanique médio-atlantique, cette île est profondément marquée par le volcanisme. Sur la centaine de volcans recensés, certains sont encore actifs. On compte en moyenne une éruption tous les cinq ans. Si ce volcanisme reste très présent dans la vie des Islandais, il a même pu influencer celle des Français à la fin du XVIIIème. En effet, lors de notre visite au Musée National, nous avons entendu une anecdote originale selon laquelle la France aurait été marquée par les manifestations physiques observées en Islande. Le 8 juin 1783 le Laki, volcan, qui atteint aujourd’hui une altitude de 500 mètres, connaît l’une des plus gigantesques éruptions depuis la fin de la préhistoire. Cette éruption ne s’achève qu’en février 1784, après avoir provoqué l’épanchement d’une quantité astronomique de lave, plus de 12 km3 ! Cette éruption aurait pu rester anecdotique si elle n’avait pas engendré un profond bouleversement climatique dont les répercussions se sont fait ressentir en France. Les quantités importantes de poussières propulsées dans l’atmosphère ont empêché le soleil de chauffer les sols et ont provoqué un refroidissement du climat. En France, les récoltes ont été touchées par le froid, provoquant une grande famine et accélérant ainsi les révoltes contre le pouvoir royal. On peut ainsi lier très fortement les famines et les troubles précédant la Révolution de 1789 à l’éruption -quelques années auparavant- du Laki et dire, avec les réserves que nous imposent les travaux des historiens, que celle-ci a pu jouer un rôle de catalyseur dans la Révolution française. Cet environnement volcanique ne doit pas masquer l’importance des glaciers. Ils recouvrent plus de 11 % de la superficie de l’île, soient 11.900 kilomètres carrés. L’alliance de ces deux forces a permis l’émergence de phénomènes spectaculaires : les geysers. Ce nom générique provient de l’Islandais « geysir », qui signifie « puits jaillissant ». Ce mécanisme se produit lorsqu’une source d’eau rencontre des roches magmatiques provoquant un bouillonnement qui expulse une gerbe d’eau dans les airs. Dans cette terre de feu et de glace, la végétation occupe une place minime, ne recouvrant que le quart du sol islandais. La forêt elle-même est peu étendue, victime de la déforestation massive que les colons avaient entreprise pour se chauffer et se loger. Ceci participe aujourd’hui au renforcement de l’érosion des paysages qui deviennent essentiellement des paysages de toundra. Enfin, l’Islande se caractérise par l’étendue de ses ressources maritimes. Ainsi, selon une expression populaire, « la mer représente pour les Islandais, la moitié de leur terre natale ». En effet, la Zone Economique Exclusive est actuellement de 758.000 kilomètres carrés. Cette ressource naturelle permet à l’Islande de développer la pêche et toutes les activités liées à l’industrie du poisson. Pour en savoir plus, allez sur l'agence séminaire en Islande.

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