Dans les pas de Robert

26 juin 2017

L’idée socialiste

Ils sont nombreux les docteurs à être convoqués au chevet du Parti socialiste. Tous ont la mine sombre, ou enjouée, c’est selon. Mais tous s’accordent sur la gravité du mal qui le ronge. Les plus pessimistes ont déjà revêtu leur tenue de deuil, et annoncent le trépas. Les moins alarmistes tempèrent leur inquiétude par quelques prescriptions sévères grâce auxquelles le malade, très atteint, pourrait néanmoins recouvrer la santé. Il est vrai que depuis son surgissement comme force politique moderne à la fin du XIXe siècle, le Parti socialiste en a vu d’autres : au début des années 1880, puis au temps de l’affaire Dreyfus, en 1920 et dans les années 30. A la fin des années 60, on le disait mort et enterré. Plus près de nous encore, on se souvient de ses misérables et traumatiques résultats aux élections législatives de 1993. Philosophes, sociologues, essayistes à la plume rapide, experts aussi péremptoires qu’incertains délivrent aujourd’hui un diagnostic : «C’est le poumon !» L’histoire est une science modeste. Quoique certains de ses professionnels la trahissent parfois, surtout en ces temps de doute, par l’abus de prophéties, elle n’a d’autre vertu que de nous rappeler les épreuves du passé. Elle invite tout au plus les acteurs du présent à se saisir de cette connaissance-là pour dessiner l’avenir. De l’histoire, on ne tire jamais de leçons, ou si grossières qu’elles risquent de nous égarer, surtout dans les matières politiques. On y entrevoit cependant des possibles, advenus ou non, qui ont peut-être l’intérêt de réveiller les énergies quand celles-ci sont épuisées. Que nous apprend l’histoire du socialisme français qui puisse avoir quelque écho en ce moment délicat de son histoire ? Entendons «écho» à la manière d’un héritage, d’un legs du passé au présent, legs qu’il convient de méditer avec patience et retenue. Toute reprise mécanique serait dégradée en ridicule et vouée à l’échec. Le principal legs du socialisme français est son exigence intellectuelle. Le socialisme est né comme une «idée». Ce qui ne signifie pas que la même idée ait été partagée par tous les socialistes au cours de leur longue histoire. A l’encontre de ceux qui, aujourd’hui, décrètent ce qui est «socialiste» et ce qui ne l’est pas, prononcent des exclusions, au profit d’une monopolisation de l’idée socialiste à leur profit, il faut rappeler que l’idée socialiste n’a cessé d’être vivante, enrichie, discutée, débattue, par les uns et les autres, dans des contextes historiques qui lui donnaient toujours sens, opposant ceux-ci à ceux-là, mais les réconciliant, ou pour le moins les rapprochant, le moment venu, même lorsqu’on les croyait «irréconciliables». Dans un récent ouvrage, Bruno Karsenti et Cyril Lemieux insistent beaucoup sur ce qui lie le socialisme à la vie intellectuelle, à la science des sociétés et à l’éducation. Car les socialistes n’ont jamais eu vocation à s’aligner purement et simplement sur les opinions supposées des «gens» ou du «peuple» : ils ont d’abord eu le souci de comprendre le monde dans lequel ils vivaient, puis de faire œuvre de conviction par le truchement d’une éducation aux savoirs les plus neufs. Or il faut bien reconnaître que depuis trois ou quatre décennies ce travail-là a été pour le moins négligé. Des commentateurs pressés - il n’en manque pas ! - sont prompts à jeter la pierre aux plus récents responsables socialistes. Ils n’ont pas tout à fait tort. Mais le «mal vient de plus loin» et ses causes ne peuvent se réduire à la paresse intellectuelle de quelques-uns. En politique, les fautes sont rarement individuelles. Malgré les efforts intellectuels de la deuxième gauche, les socialistes accédèrent au pouvoir, au début des années 80, avec un bagage théorique daté, remontant aux années 30, elles-mêmes héritières d’un XIXe siècle révolutionnaire toujours enchanté. Les années 70 avaient pourtant été riches d’innovations conceptuelles que les socialistes ne captèrent qu’en partie et sans vraiment revoir de fond en comble leur armoire à idées. C’est d’ailleurs à peu près ce même baluchon doctrinal que tente de reprendre, sans plus d’effort, la «gauche de la gauche» dont le pactole théorique pourrait se définir sous l’espèce d’un «Front populaire 2.0», un peu à la manière dont Lénine définissait le socialisme comme l’alliance miraculeuse des «soviets et de l’électricité». Deux septennats plus tard, le Parti socialiste, en dépit d’une expérience du pouvoir enrichissante, ne semblait guère en mesure de proposer un nouveau visage. Cette permanence est d’autant plus étrange qu’un événement majeur avait frappé toutes les gauches européennes : la chute du mur de Berlin et la désagrégation du communisme. Ce moment majeur de l’histoire contemporaine n’affecta pas seulement le Parti communiste (d’ailleurs déjà très mal en point) : il toucha aussi profondément le Parti socialiste, qui ne pouvait rester indemne. Sa culture politique, aussi antisoviétique pût-elle être, avait les mêmes racines que celles du Parti communiste. Les socialistes ne mesurèrent pas la profondeur de l’impact et l’impérieuse nécessité qu’il y avait à se redéfinir.

Posté par roblaurent à 17:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]


31 mai 2017

Conférence italienne

En France, cela fait longtemps qu'on a changé de modèle démographique depuis pas mal de temps, et l'on a donc cessé de voir l'ascendant que la démographie dans les guerres. Mais il me semble nécessaire de s'en souvenir pour pouvoir comprendre les problèmes récurrents qui caractérisent le Moyen-Orient. La semaine dernière, j'ai participé à un séminaire à Florence où une conférence très intéressant sur l'importance que pouvait avoir la hausse démographique dans ces problèmes. La personne y expliquait que la transition démographique est fondamentale pour la stabilisation de la population mondiale mais aussi pour la stabilité internationale. Dans de nombreuses régions du monde, le taux de natalité baisse depuis pas mal de temps. Mais dans certaines régions du monde, cette transition démographique n'a pas pu se réaliser, et ont contribué à rendre ces parties du monde qui sont dangereuses, comme en Afghanistan. La population y est effectivement en croissance effrénée, suite à une baisse du taux de mortalité qui n'a pas été suivie par une baisse du taux de natalité. Seulement, à partir du moment où une population concentre une proportion importante de jeunes susceptibles de se battre, il devient pour ainsi dire impossible de mettre en place un régime viable. Les conflits seront donc une fatalité pour ces régions. La transition démocratique ne sera réalisable qu'avec une volte-face démographique. Celaest généralement de l'amélioration de la place qu'occupe la femme au sein de la société. Des travaux démontrent en effet qu'un recul du taux de natalité est l'effet d'un programme d'éducationintensifs des jeunes filles (et donc des futures mères). L'éducation et l'indépendance des femmes sont clairement la meilleure façon de limiter non seulement la mortalité infantile et, d'autre part, celui de la natalité. La évolution démographique réussie. J'ai décidément bien apprécié ce colloque. Non seulement les débats y étaient passionnantes, mais l'organisation était aussi excellente, ce qui a contribué à mettre tout le monde dans les meilleures dispositions. Et c'est une une cause élémentaire à laquelle on ne pense pas assez souvent. Je vous mets en lien l'agence qui s'est chargée de ce colloque en Italie, pour ceux qui veulent voir ce qu'ils proposent. A lire sur Séminaire en Italie.

Posté par roblaurent à 10:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 mai 2017

Une couverture universelle

L’objectif de la couverture sanitaire universelle est de veiller à ce que tous les individus aient accès aux services de santé dont ils ont besoin (prévention, promotion de la santé, traitement, rééducation et soins palliatifs) sans risquer de se ruiner financièrement ou de s’appauvrir, aujourd’hui et à l’avenir. ■■ Depuis 2005, date à laquelle tous les États Membres de l’OMS se sont engagés pour la couverture sanitaire universelle, de nombreuses avancées ont été réalisées dans la prestation de services de santé et dans la protection contre le risque financier. En témoignent les progrès enregistrés en direction des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la santé, ainsi que le recul généralisé des paiements directs requis pour l’utilisation des services de santé. ■■ Malgré ces progrès, la couverture des services de santé et la protection contre le risque financier sont actuellement loin de la couverture universelle. Ainsi, en 2011, près de la moitié des personnes contaminées par le VIH éligibles à une thérapie antirétrovirale n’en bénéficiaient toujours pas. En outre, on estime que 150 millions de personnes se retrouvent dans une situation financière catastrophique chaque année du fait des dépenses de santé qu’elles doivent financer elles-mêmes. ■■ Les facteurs responsables de la mauvaise santé, ainsi que la capacité financière à protéger les personnes de la mauvaise santé, diffèrent d’un pays à l’autre. Par conséquent, étant donné que les moyens dont il dispose sont limités, chaque pays doit déterminer ses priorités sur le plan de l’amélioration de la santé, des services nécessaires et des mécanismes appropriés pour la protection contre le risque financier. ■■ Ces observations conduisent à deux types de questions pour la recherche. Le premier ensemble de questions, le plus important, concerne l’amélioration de la santé et du bien-être. Ces questions nous aident à définir les interventions et les services nécessaires, y compris la protection contre le risque financier, à comprendre comment élargir la couverture de ces services, en particulier en vue de réduire les inégalités, et à analyser les effets d’une meilleure couverture sur la santé. Le second ensemble de questions a trait à la mesure, c’est-à-dire aux indicateurs et aux données nécessaires pour le suivi de la couverture des services, de la protection contre le risque financier et des conséquences pour la santé. L’une des missions de la recherche consiste à définir un ensemble d’indicateurs communs permettant de comparer les avancées en direction de la couverture universelle dans tous les pays. ■■ Aucun de ces questionnements ne peut recevoir de réponse définitive. Tout au long du cycle de la recherche (les questions produisent des réponses qui engendrent de nouvelles questions), de nouvelles opportunités d’améliorer la santé apparaîtront toujours. Les cibles actuelles de couverture sanitaire universelle seront inévitablement remplacées demain par de nouvelles cibles, qui correspondront à de plus grandes ambitions.

Posté par roblaurent à 16:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 avril 2017

Le directeur de l'administration pénitentiaire jette l'éponge

Philippe Galli a remis sa démission vendredi soir au ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, qui l’a rendue publique dimanche soir. Un départ qui intervient sur fond de crise des prisons et de réorganisation de l’Administration pénitentiaire. Le directeur de l’administration pénitentiaire, Philippe Galli, a remis sa démission vendredi, a annoncé dimanche soir le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. «De sa propre initiative, vendredi 31 mars», Philippe Galli «a présenté sa démission au garde des Sceaux, qui l’a acceptée», a déclaré sobrement ce dernier dans un communiqué. La Chancellerie ne fournit en revanche aucune indication sur les motifs de ce départ, mais des sources au sein de l’administration pénitentiaire (AP) ont expliqué que Philippe Galli était parti sur un «désaccord» avec le ministre. Selon des sources syndicales contactées par Le Figaro, ce proche de Christine Taubira n’était «pas sur la même longueur d’onde que la Chancellerie» et la volonté affichée par cette dernière de reprise en main des prisons. Plusieurs «bévues» auront donc émaillé son court mandat (un peu plus de six mois). La première aura été l’annonce de la fermeture de la centrale de Clairvaux, dans l’Aube, une décision qui aurait «déplu» à la Chancellerie. Celle-ci reprocherait ensuite à Philippe Galli une forme de «procrastination» dans la mise en place d’un bureau du renseignement pénitentiaire, grande réforme voulue par l’actuel ministère de la Justice. Signe manifeste de ces tensions, Jean-Jacques Urvoas n’avait pas jugé bon lors d’un récent déplacement en Polynésie d‘emmener avec lui son directeur pénitentiaire. Des problèmes personnels et judiciaires auraient également contribué à précipiter son départ. Agé de 60 ans, Philippe Galli, était préfet de la Seine-Saint-Denis depuis trois ans au moment où il a été nommé, le 18 septembre, à la tête de cette administration forte de 38.000 agents qu’il ne connaissait .

Posté par roblaurent à 10:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 avril 2017

L'Espagne face à la migration

Il y a deux semaines, j'ai assisté à un colloque à Bilbao où j'ai eu l'occasion de parler de l'actualité avec d'autres collègues, et notamment de Daech. J'ai alors noté au cours de l'échange que beaucoup ne distinguaient pas nationalisme et nationalisme. Une lacune qui a clairement participé à susciter de nombreux désaccords. Car évidemment, si les deux concepts sont parfois corrélés, ils ne se confondent pas. Le patriotisme peut se définir comme l'attachement qu'on porte à son son pays, un attachement assez soutenu pour qu'on soit enclin à le secourir. Il est parfois confondu avec le nationalisme, c’est en réalité un concept beaucoup plus ancien, qui détient un bagage idéologique bien moindre. Le nationalisme ne naît que si les nations sont des entités confirmées et distinctes; le patriotisme peut tout bonnement signifer l'attachement à un milieu, une bourgade et ne nécessite pas de faire appel à l’idée nébuleuse de « nation ». Le patriotisme est davantage une intuition qu’un principe politique, en fait, mais il peut tout de même stimuler l’action de multiples façons, notamment en période de guerre. On pourrait a priori supposer qu’il avance dans lignée directe du conservatisme, mais il faut se souvenir que les gouvernements de gauche ont fait appel au du sentiment patriotique. Ainsi, par exemple, l’Union Soviétique l'a mis à l'honneur au cours de la guerre dite Patriotique. Dans certaine situations, le patriotisme sert aussi de pancarte aux partis, comme cela s'est produit en Angleterre au 18e siècle, quand le terme « patriote » en vint à figurer une idéologie nationaliste; mais de telles analogies font rarement long feu. Finalement, mon seul regret lors de ce congrès en Espagne aura été finalement de n'avoir pas eu eu un moment à moi pour profiter de l'endroit. Je n'y étais encore jamais allé et j'aurais aimé disposer de quelques heures de liberté. Néanmoins, nous avons passé la plupart de notre temps cloîtré dans une salle de séminaire. Et pour bien enfoncer le clou, dans des salles qui exhibait une splendide vue par la fenêtre ! Je pense que mon employeur est parvenu à réinventer le supplice de Sisyphe. Heureusement, l'organisation était exceptionnelle, ce qui contrebalançait un peu. Pour plus d'informations, allez sur le site du séminaire en Espagne.

Posté par roblaurent à 12:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]


16 mars 2017

“Tinder” pour ados

L'application "Yellow" a été créée par des entrepreneurs français et rencontre un large succès chez les 12-17 ans, en France et à travers le monde. Cet outil de rencontre est assez vite devenu un moyen d'échange pornographique pour les adolescents, exposant ses jeunes utilisateurs à plusieurs risques. Des entrepreneurs français ont créé l’application Yellow très populaire en Angleterre et qui gagne du terrain en France. Cet outil est un croisement entre Tinder et Snapchat réservé aux jeunes de 13 à 17 ans. Quels sont les risques liés à cette application (pédophilie, pornographie infantile…) Quelles conséquences chez les jeunes utilisateurs ? Yellow expose les jeunes utilisateurs à plusieurs risques. Le premier est d’être confronté à des prédateurs sexuels qui créent des comptes mensongers (des « fakes »).

Posté par roblaurent à 10:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 février 2017

La dimension de la voie technologique

Cette dimension qualitative a été traitée par trois approches complémentaires : – à l’aide de guides d’entretien, la mission a rencontré la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et les représentants d’acteurs concernés par la réforme au plan national, notamment des organisations syndicales et patronales, des fédérations de parents d’élèves, des conférences d’établissements et d’associations en lien avec l’enseignement technologique. – le dépouillement d’un questionnaire adressé à un panel d’inspecteurs d’académieinspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR) couvrant l’ensemble des académies, pour permettre à la mission d’évaluer les impacts pédagogiques de la rénovation des différentes séries technologiques ; – enfin, les académies métropolitaines ont été visitées par un binôme d’inspecteurs généraux. Selon un protocole défini, le déplacement en académie a été organisé autour d’un échange avec le recteur suivi d’entretiens au niveau rectoral (le délégué académique aux enseignements technologiques, le conseiller académique à l’information et à l’orientation, le doyen des IA-IPR, voire des responsables de divisions) et de la visite de quelques lycées publics ou privés sous contrat accueillant une ou plusieurs séries technologiques et, pour une partie d’entre eux, des sections de technicien supérieur (STS) et/ou des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Dans chaque établissement, ont été rencontrés successivement l’équipe de direction, des professeurs d’enseignement général et de spécialité, des élèves de première et de terminale technologique et, le cas échéant, des élèves de STS ou de CPGE issus de la voie technologique. Dans les académies qui ont fait l’objet d’une visite plus approfondie, les entretiens ont été étendus à des responsables de formations post-baccalauréat hors lycée accueillant un nombre significatif de bacheliers technologiques (instituts universitaires de technologie, licences universitaires, écoles d’ingénieurs ou d’art, institut de formations aux métiers du secteur sanitaire et social, etc.). A lire sur séminaire entreprise.

Posté par roblaurent à 17:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

31 janvier 2017

Conquérir les nanotechs

Plusieurs domaines de la science contemporaine, en particulier, les nanotechnologies, ne pourraient pas exister sans le microscope. Aujourd’hui, la société russe NT-MDT, ayant déjà fêté son 20e anniversaire, est le principal fabricant de microscopes à sonde locale. La microscopie travaille de façon permanente à l'amélioration des modèles existants et au développement et à la fabrication de nouveaux appareils. Aujourd'hui, la société russe NT-MDT, forte de plus de 20 ans d'expérience, est le principal fabricant de microscopes à sonde locale. Ainsi, l'entreprise est un bon exemple du développement de la production destinée à l'exportation des équipements scientifiques dans le secteur des nanotechnologies. Elle propose à ses clients différents microscopes, avec des dispositifs optiques pratiques à utiliser et fiables. « Notre production est sollicitée dans le monde entier depuis plusieurs années, car le secteur de l'électronique moléculaire se développait déjà activement à l'époque soviétique. (…) Aujourd'hui, elle (la société NT-MDT, ndlr) fabrique et vend ses produits dans plus de 60 pays. Notre part du marché mondial de ces équipements avoisine actuellement les 15 %. Nos équipements sont perfectionnés en permanence, sont sollicités dans différents domaines — de la médecine à l'éducation — et équipent les centres des nanotechnologies en Europe, aux États-Unis ou encore en Asie, par exemple, en Chine », raconte Viktor Bykov, président de la Société des nanotechnologies de Russie et directeur général du groupe NT-MDT Spectrum Instruments, dans un entretien accordé à Sputnik. Le directeur de l'entreprise indique que son équipe participe régulièrement à des expositions à travers le monde. Il estime que la part des produits de sa société sur le marché mondial augmentera dans l'avenir, même dans une situation de forte concurrence avec les autres producteurs. Selon Viktor Bykov, près de 40 entreprises travaillent dans ce secteur. En particulier, son implantation sur le marché japonais est un défi de taille. « En effet, le marché japonais est très spécifique et il est très difficile d'y travailler. C'est une culture complètement différente, mais avant tout, il faut y avoir soit son bureau avec du personnel japonais, soit un très bon partenaire japonais. Nous avons des propositions, mais le choix définitif n'est pas encore fait », explique Viktor Bykov. De manière générale, c'est le marché qui impose les priorités à suivre. Les microscopes à sonde locale sont très sollicités dans le monde. L'entreprise russe occupe déjà de bonnes positions dans ce domaine qui offre tant de perspectives. Ainsi, pourrait-elle continuer son développement.

Posté par roblaurent à 12:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Quand tu as de la thune...

yacht

Posté par roblaurent à 12:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

17 novembre 2016

J'ai testé l'impesanteur

Je ne marcherai jamais sur la Lune, et je n'admirerai probablement jamais la courbure de la Terre. Cela dit, j'ai quand même pu ressentir tout récemment ce qui est le plus marquant dans la vie d'un astronaute : la gravité zéro ! Il y a quelques jours, j'ai en effet vécu un vol parabolique depuis Las Vegas. L'aventure n'était certes pas gratuite, et s'est avérée plutôt courte : le vol a accompli quinze paraboles offrant chacune vingt secondes d'apesanteur. Ce qui ne pèse pas lourd, niveau temps. A priori, du moins. Car clairement, il y a des secondes qui comptent plus que d'autres. Belle-maman a évidemment sourcillé à l'idée que je débourse autant pour « ça ». Et il est vrai que si l'on s'en tient au rapport quantité/prix, cinq mille balles pour moins de six minutes d'excitation, ça peut sembler disproportionné. Mais cela représente néanmoins d'après moi quelque chose de bien plus important que tout le matériel. Il faut comprendre que c'est une aventure qu'on ne vit qu'une seule fois, et je n'oublierai jamais cette journée : il me suffit de fermer les yeux pour me souvenir des sensations que j'ai eues en altitude. On pourrait dire que cette sensation miraculeuse s'est gravée à la fois dans mon esprit et dans mon corps. C'est sans doute son caractère si rare qui est à l'origine de cela. Quand on y pense, l'apesanteur est un truc qu'on ne peut ressentir depuis le sol. Il a fallu attendre notre volonté d'explorer l'espace pour qu'il soit enfin possible d'apprécier cette sensation nouvelle. Tous les humains ayant vécu avant le 21ème siècle n'ont donc jamais pu goûter une sensation de ce genre. Et même aujourd'hui, les hommes qui en ont fait l'expérience sont bien peu nombreux, par rapport à la population totale de la Terre ! Alors je ne jouerai pas les blasés : j'ai adoré, et si vous aimez les expériences uniques, je vous recommande chaudement celle-ci. Si vous souhaitez vous faire votre propre idée sur ce vol, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé ce vol en apesanteur !

apesanteur3

 

Posté par roblaurent à 13:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,